Voyage en Solo

Partir vivre à l’étranger : un acte individualiste ?

Dans nos sociétés modernes, le voyage et les loisirs sont hissés au rang des meilleurs plaisirs que peut nous offrir notre existence. Nombreux sont ceux qui décident de décompresser, après des semaines de travail, dans une station balnéaire ou un gîte de montagne.

Seul ou avec sa femme et ses enfants, on peut profiter sur une courte durée de tous les avantages que peuvent nous offrir les voyages.

Certains avec une pensée très traditionnelle, où priment le groupe et la famille, diront que c’est déjà un premier abandon, une première étape vers l’anéantissement des liens familiaux. Et qu’elle constitue souvent la première étape vers l’émancipation totale individuelle du séjour prolongé à l’étranger, sans souvent une date de retour précisée.

Partir vivre à l’étranger et vivre une vie différente sont les souhaits de nombreuses personnes, lassées de leur quotidien ou ne se sentant pas adaptées à la vie dans notre société.

Décider de partir est quelque part une rupture avec son cadre d’origine, et en premier lieu, avec sa famille. Elle peut être plus ou moins aisée selon les relations entretenues et l’aire culturelle à laquelle on appartient. Certains sont souvent confrontés à de vrais dilemmes et ne parviennent pas à prendre une décision face aux enjeux, qui se présentent à eux.



Elle constitue donc un acte individuel, une volonté d’émancipation plus ou moins forte selon les résistances. Elle est souvent louée dans nos sociétés, comme une marque d’indépendance, de possible réussite économique, etc.

On dit souvent derrière chaque grand homme il y a une femme, je dirai pour ma part qu’il y a souvent un abandon, une faible considération pour la famille, sacrifiée sur l’autel de l’individualisme.

Chacun réagit selon ses propres désirs et conceptions du monde, mais l’acte de partir à l’étranger est individualiste et constitue souvent un rejet du cadre familial et une émancipation vis-à-vis du groupe. La rupture peut être très plus ou moins difficile selon le degré d’attachement et d’empathie que l’on éprouve envers autrui.

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